Salih al-Kâtib bint Achmed al Qurtuba

Savant Musulman

Description:
Bio:

Murciya, printemps 1174

“C’est une fille, Cadi…” Les hurlements d’un bébé emplissent l’air depuis une heure, soulageant le père, mais amenant aussi d’inquiétude devant l’absence de cri de joie des femmes qui s’affairaient autour de la parturiente.
L’homme regarde la sage-femme, un air à la fois incrédule et déçu. “Une fille ? Et… Et mon épouse ?”
La sage-femme secoue la tête. “Il n’y a rien eu à faire… Elle était trop petite pour enfanter… Et trop malade. Je suis désolé, Cadi… Ta fille est pleine de santé. Essayez de l’aimer.”
“À Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut… Ne t’inquiète pas, femme, cette enfant est un don de Dieu, et la mort de mon épouse une épreuve.”
“Tu es sage… Je reviendrai demain, avec une autre femme qui vient d’avoir un enfant, elle pourra allaiter ta fille, si Dieu le veux.”
“Je te remercie…”

Qurṭuba (Cordoue), Mai 1192

“Salih, encore avec un livre ?” J’entends la voix de mon père, qui revient comme chaque jour du port. C’est son heure. Il s’arrête toujours de mendier lorsque résonne l’appel de la prière de l’après midi, puis il passe quelque temps dans une auberge, où il boit un verre de vin… Malgré son interdiction par le calife, on en trouve toujours quand on sait où chercher. Mon père n’est pas le plus pieux des hommes, ni le plus honnête. Il l’était avant. Il était cadi, juge, autrefois. Avant de devenir aveugle et qu’un de ses rivaux ne nous force à fuir Murcya pour Qurtuba, sans un sous, quand j’avais dix ou onze ans.

Mon père… Une des rares personnes respectables de cette ville. Il a réussi à me faire accepter dans une école, grâce à l’une de ses anciennes relations, et à me donner une bonne éducation. Mais parfois, il nous est difficile de manger à notre faim. Je me suis jurée que quoi qu’il se passe, nous ne serions plus jamais dans un tel dénuement.

“Et toi, Père, encore avec un verre ?” Comme tous les soirs, cela déclenche un petit rire chez lui. Puis il s’assied en face de moi, son visage ridé me souriant.
“Non, pas aujourd’hui… Pourquoi étudies tu autant ?”
“Tu le sais bien, père… Je voudrai être cadi.”
“Tu es une femme, même si personne dans cette ville ne le sait… Et nous sommes pauvres. Tu as donc peu de chances de jamais devenir Cadi. Je sais que je t’ai fait entrer à l’école, mais j’étais orgueilleux a l’époque, et idiot.”
“Tu n’étais pas idiot. Je ne t’ai pas vraiment laissé le choix. Et je préfère cacher qui je suis plutôt que cacher mon visage comme les autres femmes. Quant à devenir cadi, il y a d’autres moyens, père. Et si personne n’apprends que je suis une femme, ça pourrais peut être marcher. Il n’y a que toi qui le sait, ici.”
“Ah la la… Si j’avais pu être plus ferme dans ton éducation, tu éviterai de te mettre dans les ennuis… “
“Père, tu sais bien que je n’ai jamais eu d’ennuis jusqu’à maintenant. Et puis je me suis éduquée toute seule, tu n’y es pour rien…”
“Je le sais, je le sais… Mais si tu deviens Cadi et qu’on s’aperçoit que tu n’es pas un homme, cela sera la lapidation pour nous deux…”
“Ne t’en fais pas, père… Personne ne le découvrira.”
“Si Dieu le veut…”
“Si Dieu le veut.”

Dimachq al-Cham (Damas), 1197

J’avais dix ou onze ans quand nous avons quitté Murcya. Je n’ai que peu de souvenirs de la ville. Je n’ai que les récriminations de mon père, aigri et haineux envers les Almohades. Ceux-ci s’étaient emparés de la région un an avant ma naissance. Leur position rigoriste sont vite entrées en conflit avec les idées plus ouvertes de mon père. Mais comme celui-ci était un cadi respecté et aimé de ses concitoyens par sa probité et son honnêteté, les nouveaux maîtres de la ville n’ont pas osé l’attaquer de front. Au lieu de cela, ils ont eu recours à des artifices, des brimades.

Mon père a toujours réagit, selon ses dires, en accord avec les préceptes du Prophète (s.l.p.b.) Malheureusement, agir ainsi avec des chiens ne fait que mener à une défaite, honorable, mais douloureuse. Car d’autres n’ont pas ses scrupules.

Ainsi, en 575 de l’Hégire (1180), des hommes sont arrivés en notre demeure. Pas des soldats, mais des brigands, des mercenaires, des renégats issus de tous les royaumes d’Al Andalous. J’avais cinq ans. Mon père avait entendu des bruits, des dangers. Ses amis le prévenaient “Achmed, fais attention. Achmed, les oulémas veulent ta ruine.” Mais il n’en avait cure. Il n’a pas prêté plus attention aux prêches qui le décrivaient comme sybarite, incroyant… Mais il ne pensait pas que ses ennemis iraient jusqu’à l’attaquer physiquement.

Il les a vu arriver de loin. Une bande hétéroclite, au milieu de laquelle se cachait un ouléma jaloux de sa renommée. Il m’a caché dans les combles de notre demeure, en m’ordonnant de ne pas en bouger, même si je l’entendais crier, et d’attendre que les hommes soient partis. Je n’ai pas vu ce qui s’est passé. Je suis resté toute la nuit sur le toit, à sangloter en silence, dans le froid qui règne quand la nuit est là. J’avais peur… Je ne comprenais pas ce qui arrivais. J’entendais des hommes crier, rire, des coups et mon père qui suppliait… Et puis j’entendis mon père hurler.

Le lendemain, c’est un voisin qui est venu me chercher. Mon père était en vie, mais ses yeux avaient été brulés. Il mit des mois à revenir lentement à la vie. Nos amis venaient au début, nous apportait de la nourriture, de quoi vivre. Mais petit à petit, ils ne vinrent plus. Et c’était tant mieux… Mon père était riche, autrefois. Et ces “amis” l’ont dépouillés. Un homme aveugle et une petite fille, quelle aubaine pour les profiteurs et les voleurs. Je ne pouvais rien faire. Rien… Je ne pouvais qu’aider mon père à subvenir à ses besoins. Il n’y avait que lui et moi qui comptions à mes yeux. Et j’ai commencer à voler pour pouvoir survivre.

A dix ans, j’étais une enfant dans mon corps, mais bien adulte dans ma tête. Aucune enfant ne devrait avoir à grandir ainsi, à être celle qui doit être forte pour un père détruit par la méchanceté des autres. Je grandis dans la haine. La haine des Almohades, ces chiens sans raison ni sagesse, selon mon père ; la haine de mon père, qui n’avait pas su se défendre ; la haine de moi, qui n’était pas intervenu. Oh, croyez moi, je me suis débarrassé de ces deux dernières depuis longtemps. Et la première s’est estompée avec la mort de mon père, et mon départ d’Al Andalus. Je n’ai plus de haine, désormais… Juste de la colère devant un monde imparfait et injuste, devant un monde où il faut prendre les choses. Et j’ai pris. Je n’ai jamais supplié quiconque, et je me suis crée ma propre vie, malgré les embûches, malgré le fait d’être une femme.

Mais je vais trop vite. Je n’ai quitté Al Andalus que des années plus tard, après avoir tué, ou plutôt fait tuer, Malik Ibn Hassan, fils de l’Oulema qui avait fait crever les yeux de mon père ; Après avoir ruiné son père ; après avoir enterré mon père…

Mon père a décidé de partir de Murciya parce que l’un de nos voisins lui a rapporté que j’étais devenu voleuse, que l’on m’avait vu au souk dérober des étoffes afin de les revendre. Il ne m’a pas frappé, il ne m’a pas houspillé. Il a simplement refusé de s’alimenter tant que je ne lui aurai pas avoué comment je payais nos repas. A cette époque, il avait commencé à boire, et pourtant il était resté le même : calme et serein, toujours empli de sagesse et de modération. Bien loin de ce que j’étais devenu, donc…

Et une semaine plus tard, nous sommes partis. Qurtuba nous attendait. La nuit précédente, j’étais allé rendre visite au voisin qui m’avait dénoncé. Dans son sommeil, et celui de ses serviteurs, j’ai souillé ses murs de mes fèces et uriné dans une jarre remplie d’eau. C’était mesquin, oui, j’en suis consciente. Mais j’ai juré de ne plus jamais laisser passer une offense, même si je suis devenu plus patiente dans ma rétribution. Maintenant, mes représailles sont plus réfléchies… Et plus mordantes.

Qurṭuba (Cordoue), juillet 1194

“Salih, tu te lèves aux aurores aujourd’hui !”
“Tu n’as pas appris ? Le cadi Abú al-Walìd ibn Rushd a été exilé ! Les oulémas ont réussi à le faire partir !”
“N’étais ce pas l’un de tes maîtres à penser ? Et pourquoi te lever aussi tot ?”
“Je vais l’accompagner… J’ai décidé de quitter Qurtuba… Je vais partir avec Maitre Ibn Rushd, puis peut être ailleurs… Rien ne me retiens ici.”
“Mais… Et ton père ?”
“Il est mort cette nuit… Je suis parti pour organiser ses obsèques. Elles auront lieu dans une heure, et puis ensuite je quitterai Al Andalus.”
“C’était écrit… Je partage ta douleur.”
“Merci mon ami…”

Je dis mon ami, mais n’en pense pas un mot. Ce n’est qu’une connaissance, comme les autres. Je n’ai pas d’ami à Qurtuba. J’ai un mentor, un maître, qui a fait éclore la fleur de la sagesse qu’avait planté mon père, mais qui n’a pas su étouffer les épines de la rancœur et de l’ambition. La rancœur contre ces oulémas qui ont fait crever les yeux de mon père, et l’ambition qui m’a poussé à faire des actes en désaccord avec la parole de Dieu.

Dimachq al-Cham (Damas), 1197

Mon maître m’a dit un jour que le monde était divisé entre les hommes qui avaient de l’intelligence mais pas de religion, et ceux qui avaient de la religion mais pas d’intelligence. Je ne sais dans quelle catégorie il m’avait classé : je pense avoir un peu de religion, car je respecte Dieu et ses commandements, enfin la plupart… Mais je ne respecte pas les oulémas et autres hypocrites qui se servent d’eux pour humilier et avilir. Et je suis intelligente. Je l’ai prouvé durant mes études.

Quand je suis arrivé à Qurtuba, j’avais dix ans et j’étais une petite teigne. J’avais persuadé mon père de me couper les cheveux (et en vérité je ne lui avait pas laissé le choix : j’avais moi même brulé mes cheveux) et de me vêtir en garçon. Il n’a accepté qu’à la condition que je renonce au vol et au mensonge. J’ai renoncé au vol, mais le monde étant ce qu’il est, renoncer au mensonge revient à boire du poison chaque jour.

Mais Saliha était morte, Salih était né. Et grâce à cela, nous avons pu nous installer à Qurtuba : mon père est allé voir un ami à lui, le fameux Ibn Rushd, qui a accepté de me prendre comme élève. Aurait-il su que j’étais une fille, je suis persuadé qu’il aurai refusé. Ainsi va le monde…

J’ai donc appris auprès de ce maître. C’était un homme d’une rare intelligence, qui avait écris de nombreux livres savants. Mais je me trouvais rapidement en but à l’hostilité du fils d’un oulémas, une petite brute, un imbécile appelé Malik Ibn Hassan. C’était le fils de l’ouléma qui avait fait brûler les yeux de mon père. Je ne l’ai appris que des mois plus tard. Lui même l’ignorait : son père était resté à Murciya d’où il lui envoyait régulièrement de l’argent.

Mais cette petite frappe de Malik m’avait pris en grippe car je le surpassais quasi en toutes les disciplines intellectuelles. Je récitai Al Quran avec facilité, je pouvais citer et commenter les principaux hadiths. Mais je pouvais aussi gloser sur Aristote, l’une des grandes marottes de mon maître. Et cela, le fils de l’oulemas ne pouvait non plus le supporter.

Mais depuis hier, il n’est plus une gêne. Il est mort. Je l’ai tué de mes mains, après l’avoir drogué. J’ai suspendu son corps à une poutre de sa demeure, pendu, une lettre de confession contrefaite posée sur la table. J’avais attendu dix ans cet instant, dix ans à avaler de la merde. Et les deux dernières années à les mettre en place. Deux années où, étant enfin nommée Cadi sur les conseils de mon maître, je rendais la justice dans un quartier de Qurtuba.

En tant que Cadi, mes mots avaient de l’importance, mes silences en avaient aussi. Je menais une vie pieuse, chaste et sobre. Pieuse car il le fallait pour éviter les ennuis avec les oulémas, chaste car nul ne devait deviner que j’étais une femme, et sobre car je me refusais à perdre mon contrôle sur moi-même… Et j’évitais ostensiblement les ivrognes, prostituées et hommes de mauvaise vie. Je montrais l’image de la piété filiale, tout en tançant mon père en public de ses excès de boisson. Celui-ci commençait à perdre l’esprit, et le voir pleurer devant mes reproches m’arrachait le cœur. Mais je faisais cela pour lui, pour sa vengeance.

Je n’avais pas eu à me forcer pour tuer Malik. C’était une brute, sans subtilité. Il ne subsistait que par l’argent de son père. Un mot par ci, une allusion par là, une jarre de vin vide “oubliée” devant sa demeure, et il eu au bout de quelques mois une réputation de noceur, de jouisseur. Je fis en sorte que cette réputation ne soit pas pour autant scandaleuse, afin de ne pas attirer l’attention sur lui. Je voulais détruire son père autant que lui. Je fis envoyer une lettre, anonyme, à son père, l’informant des manquements de son rejeton.

Voir débouler celui qui m’avait forcé à me cacher alors que mon père se faisait arracher les yeux fut un plaisir. Mais il ne vit qu’un fils contrit, et pas un noceur ; et il n’entendit que des rumeurs, et ne vit nul témoin des débauches que l’on prêtait à son fils. Il repartit à Murciya, doutant de son fils, doutant des rumeurs, doutant de tout.

Je fis pourrir la situation. Malik ne pouvait se rendre au souk sans que l’on lui jette des regards, sans que les filles ne cachent leur visage. Il n’y avait pas détestation ou mépris, mais méfiance envers lui.

Grâce à Youssef, un berbère que j’avais recueilli dans la rue alors qu’il mourrait de faim, et qui m’était depuis devenu dévoué, je réussissais à intercepter ses lettres, et je réécrivais avec application celles qu’il envoyait à son père, modifiant ses mots pour instiller le doute dans l’esprit de celui-ci. Et inversement, je modifiais les lettres de son père, pour produire le même effet chez lui. Enfin, toujours grâce à Youssef, qui était lié à des aspects peu reluisants de la société cordouane, j’initiais une escroquerie, liée au jeu, lui faisant croire à un talent dans ce domaine, talent qui se révéla inexistant. Et, alors qu’il avait gagné une forte somme, il commença a tout reperdre. Et il perdit, il perdit gros. Le tout se déroula sur des mois, pour qu’il ne se doute pas de cette mascarade, pour qu’il ne soupçonne rien d’autre que la malchance. Je vous l’ai dit, je suis devenu patiente…

Je le vis lentement perdre pied, devenir plus colérique, erratique. Jusqu’au jour où je lui envoyais une fausse lettre de son père l’informant de sa volonté de ne plus lui envoyer de l’argent. Le lendemain, j’entrais chez lui avec Youssef, et je le pendis. A ses cotés, non seulement une lettre expliquant son acte et ses turpitudes, la lettre de son père, mais aussi quelques pamphlets hostiles au calife Abû Yûsuf Ya’qûb, qui était alors en plein djihad contre les royaumes chrétiens du nord de la péninsule. Avec tout cela, il était probable que son père serait exilé dans le hedjaz.

Mais Dieu, dans son infini sagesse, avait décidé que mes actes devaient eux aussi recevoir une forme de rétribution : Dans la demeure où je vivais avec mon père, je le trouvais mort. Cela faisait quelques mois déjà qu’il déclinait. Et là, je le retrouvais assis devant notre table, un verre de vin dans la main, le sourire apaisé. Ce fut là que je pris la décision de partir, là et non pas quelques instants plus tard, quand Youssef m’apprit qu’un édit du Calife venait de condamner mon maître à l’exil. Lui et tous ses disciples proches, dont je faisais partie…

J’étais cadi de Qurtuba, moi une femme. Et en une décision du calife, je n’étais plus rien. Cela faisait des années que je me faisais passer pour un homme. des années de privations et de machinations, et une fois mon but atteint, Dieu me retirai tout. Ma victoire avait un goût de cendre. Alors, avec Youssef, je partis. Youssef, le seul qui connaît mon secret.

Je partis au Maghreb, je partis en Égypte. Je visitais le Dar al Islam d’ouest en est. Je suis allé jusqu’à la grande ville des Roums, Kostantiniyye. Cette dernière ville m’a fait comprendre que la situation des femmes était partout difficile. Mais les grecs semblent être encore plus méprisant que l’oulémas le plus arriéré. Les femmes grecques n’ont aucun droit, aucun… Elle ne peuvent ni posséder, ni hériter, ni rien… Béni soit le Prophète qui nous a permis d’évoluer dans ce sens, même si je dois toujours dissimuler mon sexe pour être respectée. Cependant cette ville est aussi pleine de possibilité : j’ai noué de nombreux contacts avec les marchands du lieu, vénitien et génois principalement, mais aussi avec des négociants venus d’Alexandrie ou de Kaffa.

J’ai également assisté aux fameuses courses qui font une partie de la réputation de la Ville. J’ai vu les mouvements de la foule, et le pouvoir brut qui s’en échappait. L’Empereur n’était pas présent, mais on sentait les possibilités qui existaient dans ce domaine. Grâce à Youssef, j’ai pu rencontrer et visiter les lieux où se réunissaient les factions, sortes de groupes politiques qui pesaient parfois sur la direction de l’Empire. J’ai vu la décadence et la fin d’un monde.

Et je suis revenue à Dimachq al-Cham, pour un temps. Je ne peux plus être cadi, je n’ai pas assez d’appui politique dans les terres des descendants de Salah ad Din. Je ne sais ce que je pourrai faire. Je n’ai pas d’appui, pas d’alliés, je ne pourrai pas être cadi. J’ai compris depuis longtemps que je ne serai jamais une femme, que je devrais vivre comme un homme, sauf si un jour être une femme n’est plus un fardeau.

Je vais revenir à Kostantiniyye, et proposer mes services à la noblesse pour leur enseigner la philosophie ou la langue de mon peuple. Qui sait quel destin Dieu a t’il choisit pour moi dans cette ville.

Salih al-Kâtib bint Achmed al Qurtuba

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